L’hiver est passionnant ! 

 L'hiver est une période que j'apprécie : le poisson est peut-être parfois difficile, le temps n'est pas toujours chaud et sec, mais on peut le pêcher tranquillement et développer des tactiques intéressantes

 L’esche que vous allez mettre à votre hameçon est la clé de la réussite.

Quelques règles en hiver :

Vos esches doivent être fraîches

Vos esches doivent avoir un goût plus fort qu'en été

Vos esches doivent être grasses

Le poisson a besoin de calories et de protéines pour survivre. De plus, l'eau froide transmet moins les goûts et les odeurs. Cela requiert que vous augmentiez ces 2 paramètres fortement pour que les esches soient efficaces.

Les pellets

Leur odeur forte et leur taux élevé de protéines ont fait des pellets une esche de choix pour toute l'année. L'hiver, je vous conseille de les tremper dans des boosters Krill. Les pellets halibut sont les plus gras.

Le vers de terre

L'esche universelle par excellence. Tous les poissons en consomment et, bien plus qu'une esche de dépannage, le vers fait régulièrement des merveilles. Évitez les vers de fumier, moins appréciés que leurs cousins provenant du terreau.

Je coupe en 2, puis je les pique à l'hameçon en mettant la coupure côté hameçon, question de garder le meilleur vers là où ça pique ! On rate bien moins de touche de cette manière.

Comme amorçage, quelques vers hachés en tronçons de 5-10mm, avec des casters et des pellets. Vous pouvez aussi ajouter un additif Krill.

La pâte de fromage

  1. 250gr de pâte brisée du commerce

  2. 125gr de Cheddar

  3. 125gr de fromage bleu

  1. Étalez la pâte

  2. Rappez le cheddar sur 1 moitié de la pâte

  3. Repliez la pâte sur le fromage

  4. Émiettez le fromage bleu sur 1 moitié de la pâte

  5. Repliez la pâte sur le fromage

  6. Malaxez la pâte jusqu'à ce que les fromages soient bien incorporés et qu'il ne reste pas de grumeau

Son puissant goût est un avantage par eaux très froides. Vous pouvez augmenter son pouvoir en ajoutant un arôme fromage ou poisson. 

Les pâtés de viande

Les pâtés qu'on trouve dans les magasins halal, à base de volaille, de bœuf ou de mouton, nature ou piquant !

Ils ont du goût, sont fermes et relativement peu gras. Ils tiennent donc bien à l'hameçon. 

Mon préféré est le Chatar piquant aux olives.

Pour les petits morceaux, rien ne vaut un emporte-pièce,  qui permet de découper dans des tranches de pâté de l'épaisseur que vous voulez.

 

Rappelez-vous, bien pêcher, c'est servir au poisson ce qu'il veut, quand il le veut ! 

Bonne pêche  ! Habillez-vous bien et sortez pêcher, l'hiver est passionnant ! 

Mais doux ou mon or en boite

 

Mon style de pêche préféré est la grande canne sur le fond entre deux eaux ou en surface. S’il est bien une esche que tout pêcheur de blanc connaisse, c’est bien le maïs doux. C’est probablement l’esche qui a pris les plus de gros poissons au coup bien avant le ver de terre. Je vais tenter de vous présenter quelques modes d’utilisation différents à travers cet article. Contrairement à beaucoup de croyances que j’ai pu partager au bord de l’eau, le maïs doux s’apparente à un légume frais. Il est majoritairement constitué d’eau (74% de sa composition), et contient ensuite 22% de sucre, 4% de fibres, qui le rendra plus ou moins dur. Contenant moins de 4% de protéines, le maïs doux peut être employé en grandes quantités pour la pêche au coup sans grand risque de gaver les poissons. Mes marques préférées sont Bonduelle et Géant Vert. »

  1. Les avantages du maïs doux dans la pêche au coup sont multiples et je vais essayer d’aborder quelques-uns de ces avantages :

  • c’est un produit vraiment bon marché.

  • Ne gave pas les poissons

  • Facile de booster l’arome

  • Facile de colorer le mais

  1. En carpodrome, son emploi à outrance en tant qu’esche à faible coût a parfois fait baisser son rendement. Bien que l’on puisse encore piquer quelques carpes avec du maïs doux classique, il y a fort à parier que l’on prendra plus de poisson avec des grains modifiés pour déjouer cette méfiance. Préparer soi- même son maïs doux à un moindre coût est un jeu d’enfant. Deux paramètres nous intéressent :

  • la couleur : de multiples teintes sont disponibles sur le marché et laissent libre cours à l’imagination des pêcheurs. Le rouge pourra être très prenant, tout comme peuvent l’être les asticots de la même teinte, sans oublier le jaune de certains colorants qui est souvent plus « flashy » que la couleur naturelle des grains et permettra de créer une différence sensible notamment pour l’eschage. Les colorants alimentaires vendus pour la pâtisserie se trouvent en grande surface

  •  L’arôme des grains : Le maïs étant constitué en grande partie d’eau, les arômes liquides seront ajoutés directement aux grains placés dans un peu d’eau.

Les colorants et arômes seront soit alimentaires, comme ceux vendus pour la pâtisserie, soit ceux vendus en magasins de pêche.

Le but de ces derniers sera de créer un aspect visuel différent de ce que le poisson peut trouver habituellement dans l’eau, les inciter à mordre avec un arôme différent mais intéressant pour nos chers cyprins.

Le mais sera une esche très visuelle dans les eaux claires, pourra être vu de loin par des carpes peu enclines à se déplacer. La faible richesse nutritive des grains sera un avantage indéniable permettant d’amorcer assez conséquemment, contrairement à ce que l’on pourra faire avec des pellets par exemple. Le maïs demeure une esche de « réaction » qui pourra faire bouger des carpes qui bouderaient d’autres appâts.

Une seule méthode, simple pour colorer ou parfumer son maïs le trempage :

La veille de la partie de pêche, il suffit de placer le contenu d’une ou deux boites de maïs selon les besoins dans un récipient, dont on complètera le niveau avec de l’eau afin de recouvrir complètement l’ensemble des grains de mais

  1. Soupe de maïs : Sous cette forme broyée préparée avec un blender en cuisine, presque liquide. Sa préparation dépendra de l’imagination du pêcheur à créer un amorçage adapté aux conditions. C’est un produit que j’aime beaucoup utiliser quand les conditions sont difficiles pour surprendre le poisson peu habitué à croiser ce genre de mixture surtout en bordure.

Lorand Francis

Les asticots

Pour garder ses asticots en parfaite état, il y a deux conditions : un, ils ne doivent pas chauffer et, deux, ils ne doivent pas devenir excessivement humides

  1. Il faut les tamiser, enlever les crasses et les larves mortes

  2. Il faut les mélanger à de la polenta super fine pour éviter l'humidité et les dégraisser

  3. les mettre dans une boîte assez grande et bien aérée, munie d'un couvercle qui ferme bien

  4. Il faut les mettre dans un endroit frais, comme le frigo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pellets

La teneur en graisse du pellet lui fait redouter 3 choses lors de sa conservation : l'air, la chaleur et l'humidité ! Je vous conseille d'acheter un fut en plastique qui ferme hermétiquement et de le laisser au frais. Dans de telles conditions, vous garderez des pellets pendant bien plus d'1 an sans qu'ils ne perdent de leurs propriétés. Je vous conseil les futs de superplastic.be fut grande ouverture 

Les vers de terre.

Je ne connais pas de poissons, du gardon à la carpe, qui ne soient pas tentés par un beau lombric bien remuant. Même notre féroce brochet craque régulièrement sur l’humble annélide.

Les vers de terre vous sauveront plus d’une fois de la bredouille, à condition qu’ils soient de première fraîcheur.  C’est d’ailleurs là tout le problème : les vers achetés en boîte ne sont pas toujours en pleine forme, quand ils ne sont pas tout simplement moribonds…

je me suis tourné finalement vers l’élevage, facile et peu coûteux, qui me donne depuis des vers à foison qui pètent la santé ! Je vais vous donner quelques astuces pour démarrer un petit élevage prospère.

Pour commencer son élevage, il faut d’abord acheter un lombricomposteur, ce récipient sera placé dans un endroit calme, ombragé, à l’abri du gel et des fortes chaleurs, loin de toute source de vibrations que nos bestiaux détestent. L’idéal est donc une cave ou un garage.

J’ai acheté un kg de vers de terreau, il faudra ensuite nourrir ces bouches affamées.  Leur alimentation est variée, mais à base de végétaux exclusivement, sinon gare aux odeurs… Epluchures de fruits et de légumes, salades, marc de café, des coquilles d’œufs car ils ont aussi besoin de calcium ainsi que du papier journal déchiré en morceaux humidifié,  important moitié de légumes moitié de carton, tout leur convient. Il faut toutefois éviter les agrumes, l’ail, et l’oignon qu’ils n’aiment guère.

Au bout de quelques semaines, on observe les premières naissances. Au bout de quelques mois, la population de votre élevage va croître de façon exponentielle, vous aurez des centaines de vers de toutes tailles à votre disposition. Vous aurez aussi largement rentabilisé votre investissement de départ et vous vous serez débarrassé écologiquement de vos déchets culinaires. Mieux, le compost qui résulte de la digestion de vos locataires est le meilleur engrais qui soit, vous pourrez l’utiliser pour vos plantes vertes, elles se porteront à merveille.

Mes conseils : Démarrez lentement, limitez l’apport de nourriture, les vers doivent s’installer, légumes, cartons, papier qui sera leur litière, moitié de légumes moitié de carton, si la nourriture n’a pas été mangée n’en rajoutez pas, il faut de l’air (avec une griffe remuez les déchets), si ça pue il y a un problème.

 

La boutique des lombricomposteurs : Wormbox

lombricomposteur noir : 3 plateaux- 1 couvercle- 1 bac récupérateur de jus (avec robinet) - 1 socle- 1 plateau à roulettes clipsable sous le socle- 1 petit rateau- 1 tapis fibre chanvre- notice du livre mes vers mangent mes déchets  Prix : 90 €

 

https://www.youtube.com/watch?v=qbz_7p7F8lo

Asticots morts congelés